Compte-rendu : Plymouth – La Rochelle

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(Date de l'événement : 29/07/2014 au 08/08/2014)

Le Yachting Classique, c’est le miroir de la vie : quand tout le monde s’y met avec enthousiasme et énergie, le résultat est forcément au rendez vous. Grace aux efforts conjugués du YCC et du RWYC (où plane encore l’ombre furtive des plus grands, Eric Tabarly en tête) , la deuxième  ré-édition de Plymouth – La Rochelle laissera de bons souvenirs aux participants et à tout ceux, public, photographes, qui ont eu la chance de croiser la flotte des Classiques, Anglais et Français mélangés dans le même enthousiasme et la même passion.

D’abord le prologue : It’s more fun to compete !
Imaginez la baie de Plymouth comme un gigantesque flipper, avec des lumières et des bouées  partout. Sans compter les bateaux de guerre au mouillage. Un vrai labyrinthe.
Et bien oui, on peut régater à la condition d’accepter de jouer à la balle de flipper, renvoyée d’un coté à l’autre de la baie, dans des mouvements pas forcément maitrisés. Attention de ne pas faire tilt !
Drôle de jeu. Mais qui donne la prime aux plus habiles, aux plus réactifs. 25 bateaux au départ. Et à la fin, c’est Marguerite, le plan Sergent,  qui l’emporte au total des deux manches. Bien joué !
Pour les autres, consolation au bar du RWYC, où l’accueil est délicieux, et le diner d’équipage roboratif.
Et pour tous, Fish and Chips, douche façon 5 étoiles (prix compris…).

DSCN3202© B. Ronsseray

Plymouth-Brest : Attention, un train peut en cacher un autre !
Quand la météo annonce du Nord Ouest, prévoir que ce sera du Sud Ouest. C’est comme ça. Eole à droit à son petit caprice. Résultat : traversée de la Manche et  zig-zag dans le rail, le tout au près.
Plutôt assez vite pour se retrouver coincé au passage à niveau de la pointe saint Mathieu, tapis roulant en position marche arrière.
A cet endroit délicat, prenez votre ticket pour le tour de manège : passera ? passera pas ? rase caillou pour trouver l’hypothétique contre-courant qui permettrait peut être ? (vérification faite, ledit contre courant est un mythe).
A ce jeu de tricotage,  je vire-je revire, je rase-cailloute, Orana est le meilleur.
Heureusement et comme chacun sait « le temps est un grand Maître » et le courant alternatif.
On passe.
Déboulé jusqu’à Camaret pour une bouée d’arrivée finement située pour rebrasser les cartes au tout dernier moment.
Pas pour les gros porteurs, arrivés depuis longtemps, Lulotte en tête.
Et pas non plus pour le gruppetto des courageux, dix heures et beaucoup de patience plus tard, à l’instar de Danycan.

Le lendemain,  admiration et respects pour les stradivarius du chantier du Guip, et superbe parade le long de la marina du château, tous derrière et lui devant : La Recouvrance, toutes voiles dehors, suivi de tous les participants des deux manches de course, sous voile aussi, avec de l’air et un soleil (enfin..). Un régal pour le public et les photographes. Quel spectacle !

DSCN3270© B. Ronsseray

Brest-La Rochelle : Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée …
Au début, le tapis roulant est, encore ! à contre sens. Dommage pour ceux qui vont trop vite et qui doivent attendre la renverse à la hauteur du phare de la Vieille.
Les plus petits bateaux en profitent pour arriver just in time et recoller au peloton. Mathieu, Livre II, 16) :« Les premiers seront les derniers ». Enfin, un peu de consolation (très provisoire) dans ce monde cruel où les grands gabarits courent si vite dès qu’ils allongent la foulée.
A ce jeu du rattrape-moi-si- tu-peux, Gullveig règne en Maître.
Derrière le raz, tout droit jusqu’à la Rochelle. Plein pot. Course de réglage, d’attentions permanentes, de vigilance aiguisée. Pas bon pour les nerfs, tout ça.
A Yeu, une porte à passer ? Où ça ? Quelle porte ? Dans quelle sens ? Va savoir. Les voies du Seigneur sont comme celles de la VHF : impénétrables et inaudibles. On passe quand même.
Où on peut.
Reste la question du choix final : Breton ou  Antioche ? De deux Pertuis il faut choisir le moindre. C’est bien connu (mais pas de tous, manifestement).

Lulotte et Stiren, au coude à coude, distancent tout le monde. Stiren le plan Stephens de 1963 gagne l’étape en temps compensé. Au total, l’équipage méditerranéen de Stiren, venu pour en découdre, gagne avec brio l’édition 2014 de la Plymouth – La Rochelle.
Et voilà tout le monde à la Rochelle pour la parade finale. Oui mais voilà, le ciel n’est pas toujours de la partie et gâche le spectacle sous des trombes d’eau.
Tant pis. Pas grave.
On recommencera quand même pour une troisième édition.
Et c’est pas la pluie qui va rincer nos souvenirs de la bonne PLR de 2014 !

Photo Parade

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