Moi Jean Lacombe Marin et cinéaste

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(Date de l'événement : le 30/11/13)

A l’occasion de notre Assemblée Générale le 30 novembre prochain nous aurons la joie de recevoir Fabienne ISSARTEL qui nous projettera son dernier film documentaire sur Jean LACOMBE.

« J’ai voulu réaliser le film que Jean Lacombe cinéaste n’avait jamais pu finaliser : un film qui rendrait compte de sa quête pour inventer un monde à sa mesure.
Car Jean Lacombe était plus attaché à cette recherche d’absolu qu’au palmarès de ses victoires. Cette façon inédite dans les années 60 qu’il a eu de s’auto-filmer se veut revendicatrice des choix tout à fait assumés qu’il a fait dans sa vie.
«Qui suis-je ?» se demande-t-il au début de son livre « A moi l’Atlantique ».
«N’importe qui !» répond-il.
Ce n’est guère vrai, car cet homme qu’on appelle « le navigateur ingénu » a été un précurseur exigeant, doté sans doute d’une bonne dose d’inconscience, qui lui a permis, sans aucune expérience de navigation sur la grande mer, de traverser tout seul l’Atlantique en 1956. Il s’installe alors aux Etats-Unis et mène la vie qui lui convient, très loin de celle qui lui était à priori destinée comme serrurier ou maroquinier dans l’ombre d’un atelier.
J’aime son regard aiguisé de documentariste quand il nous emmène chez les chasseurs de baleine aux Açores, et l’or qui a dans les mains quand il construit lui-même ses bateaux.
Jean Lacombe sait modestement tout faire. C’est un autodidacte intuitif qui sera serrurier, maroquinier, architecte naval, navigateur, cinéaste, photographe…
La numérisation de ses bandes 16 mm, découvertes après sa mort en 1995 en Martinique, nous a permis d’accéder à la richesse de son univers.
J’ai donc voulu privilégier dans ce film-portrait les propres images de Jean Lacombe, en les accompagnant d’éléments biographiques racontés par Eric Vibart, (historien de la plaisance et journaliste à Voiles et Voiliers).
Un travail de son a été nécessaire pour enrichir l’imaginaire de ce récit, car les bandes 16 étaient évidemment muettes.
Une musique originale a été composée et interprétée au violoncelle par une jeune violoncelliste : Ariane Issartel.
Parmi les témoins présents dans le film citons aussi Gisèle, sa belle sœur et Alain, son neveu, Pierre Gazarian, son ami de New-York et Toni Austin, la femme de sa vie avec laquelle il construira son dernier bateau.
Didier Maupas du chantier Jouët nous parle de l’époque du Golif, un des premiers bateaux de série en polyester avec lequel Jean Lacombe participe en 64 à la deuxième OSTAR, aux côtés de Tabarly.
Félicité au Salon Nautique de Paris en 65 par le Général De Gaulle, il deviendra l’emblème de la plaisance moderne : la preuve vivante que celle-ci s’adresse enfin maintenant à tous !
C’est à ce titre que l’histoire de Jean Lacombe peut être l’emblème d’une ville comme La Rochelle, en passe de devenir un des plus grands ports de plaisance du monde.
Jean-François Fountaine, Président des Industries Nautiques, Patrick Schnepp et Serge Robigo du Musée Maritime, Patrice Bernier, Maître du port, viennent aussi lui rendre hommage.
Ce film – qui raconte encore une fois (comme dans tous mes films), l’histoire d’un homme libre – a pu voir le jour grâce à l’ouverture d’esprit de Guy Lacombe, le frère de notre héros, qui nous a remis ses bandes 16 mm, et aussi, grâce à l’audace de la maison de production AMIP et de la chaîne France 3 Poitou Charentes.
Merci à tous pour votre opiniâtreté, votre enthousiasme et votre engagement ! »

Fabienne ISSARTEL

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Christophe RANGER – VP Culture & Patrimoine – vicepresident@yachtclubclassique.com