Balade hivernale sur Khayyam

Cet hiver sur Khayyam

Une goute d’eau salée... hivernale
(Date de l'événement : 19/12/2013 au 23/12/2013)

khayyam

Khayyam – Copyright

….. une goute d’eau salée… hivernale !!!!!!

Retour en avion de Cascail (Sud Portugal) après 750 milles en 10 jours, dont plus de la moitié dans des conditions météorologiques dantesques. Ca a beaucoup décoiffé, la traversée du Golfe de Gascogne puis le Cap Finistère ont bien gardé leur réputation… un Cap difficile à franchir, où le marin doit se cramponner au plancher agité et sur les mains courantes… de son navire s’il ne veut pas basculer dans les eaux agitées d’un océan bousculé et bousculant……dame nature n’étant pas de bonne humeur !

…..Mais le navire en question – Khayyam , un joli 60 pieds de la belle époque – a gardé son allure majestueuse, passant admirablement dans une mer peu coopérative pour une progression vers le Sud de l’Espagne puis du Portugal…. Et si je te dis que les vents ont atteint 60 noeuds et la mer une certaine hauteur, me croiras-tu !!!

Les yachts classiques de cet âge, ont les bordés qui “travaillent” lorsque les vagues les bousculent et le marin ne doit pas s’étonner de voir l’eau s’infiltrer là où elle n’est pas la bienvenue…. par une cadène située le long de la couchette pour se faufiler vicieusement au dessus du nez du marin ayant quitté son quart et la barre pour se précipiter dans sa couchette dans l’espoir de retrouver quelques heures un repos bien méritées dans un duvet devenu rapidement “humide”… en pensant “si j’aurais su j’aurais pas v’nu’”……

Mais le marin que je suis, savait par expérience, que pour une ballade en cette saison le long de nos côtes, les polaires, les bottes et les cirés étanches…. seraient plus utiles que les maillots de bain.

Alors l’équipage et son Amiral propriétaire, chargé de prendre les décisions – parfois difficiles – s’ils n’ont pas dominé les éléments, ont combattus vaillamment, découvrant ou redécouvrant nos capacités physiques et mentales sans jamais perdre l’humour et les chansons de marin embarquées dans nos sacs restés étanches…..

et forcément, on y retournera sur Khayyam !

Claude Harlé